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Difficile de faire mieux qu’un premier roman ayant suscité tant de critiques élogieuses… L’enjeu est de taille car Hélène Grémillon (madame Julien Clerc dans la vie privée, et oui un peu de potin ça mange pas de pain), m’avait tellement emballée avec son premier roman, Le Confident, que j’étais (et je ne suis pas la seule) dans une attente fébrile avec La Garçonnière.

Il est évident que j’ai préféré Le Confident (que je recommande !) même si je ne vais pas jusqu’à vouer aux gémonies son deuxième roman qui reste dans l’ensemble un roman de bonne facture, bien écrit, fluide, efficace, parfois émouvant. Cette fois l’auteur nous entraîne en Argentine dans les années 80, alors que le pays se relève tout doucement de la dictature militaire réputée pour son fameux lâcher d’opposants politiques dans l’océan et son cortège de mères éplorées qui réclament justice. Eva Maria fait partie de ces mères dont la fille a disparu dans la nature, probablement victime de la junte. Alcoolique, évitant et rejetant son unique fils, elle se jette à corps perdue dans une quête de vérité : disculper son thérapeute, Vittorio, accusé d’avoir défenestré sa jeune et sublime épouse. Enamourée de cet homme mystérieux, Eva Maria perd pied et s’enfonce dans une quête qui ne la laissera pas indemne, car plus elle avance, plus le portrait si magnifié de Vittorio, son seul échappatoire, va se fissurer, révélant un homme loin d’être parfait…

J’ai dans un premier temps été captivée par cette histoire avant de me lasser légèrement en bout de course et d’être déçue par la fin que je juge bâclée. Néanmoins, je préfère pour ce roman vous laisser vous faire votre propre opinion. Certains passages, concernant notamment la jeune épouse de Vittorio m’ont enchantée, petits bijoux de sensibilité. Ce sera donc pour cette fois à vous de juger.

La garçonnière d’Hélène Grémillon, Flammarion

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