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Double intérêt de ce roman policier : un titre accrocheur qui fait d’emblée frissonner (réminiscence du petit Poucet sûrement) et un auteur dont le nom de famille me rappelle vaguement un autre auteur français très prolifique... Dans le mil, Valentin Musso est le frère (oserais-je dire plus talentueux, oui je l’assume !) de Guillaume Musso et son truc c’est le roman policier. Pari réussi j’adhère.

Valentin Musso nous sert donc une intrigue macabre dans le Nice des années folles : le corps de deux prostituées et des enfants égorgés sont retrouvés un peu partout, mettant en branle le commissaire Louis Forestier, assisté de son ami, un psychiatre parisien appelé en renfort pour « profiler » ce monstre qui sème la terreur. Assez vite, ces fins limiers déduisent que notre tueur en série suit un rituel s’inspirant de l’Odyssée. Résultat combiné de la psychologie et du travail de terrain, l’enquête mènera les protagonistes à affronter un monstre intelligent, dont le passé explique bon nombre de choses. Mais chut je n’en dévoile pas plus.

Aux amateurs de policiers historiques, je ne peux que recommander ce roman, bien ficelé et documenté, d’un style précis, qui sait installer progressivement une atmosphère oppressante jusqu’au dénouement final qui laisse perplexe (mais dans le bon sens du terme cette fois). Personnellement je suis fan des approches psychologiques dans la littérature policière, d’autant plus quand l’auteur (ce qui est le cas ici), alterne enquête et point de vue du tueur, ce monstre dont on comprend peu à peu les motivations. Ce qui est original est que de tous les personnages, c’est encore le Monstre que j’ai le plus apprécié, ou du moins dont je trouve le portrait le plus juste et sensible. J’avoue ne pas avoir particulièrement accroché avec les forces du bien :) (mon côté dark sans doute). J’aurais quasiment préféré que le roman se centre plus sur ce tueur en série mais bon… Il est aussi intéressant d’un point de vue historique d’assister aux prémices de la police scientifique, la science des empreintes notamment ; Valentin Musso s’est bien documenté.

Pour autant, je reconnais que Le murmure de l’ogre s’attarde trop à certains passages et aurait mérité bien 100 pages en moins selon moi. Certains moments m’ont lassée et je trépignais sur mon séant pour que Valentin Musso accélère le rythme et donne plus d’entrain et de punch, cette petite touche qui fait la différence encore un bon et un TRES bon roman policier.

Mais dans l’ensemble cela reste un roman policier plus qu'honorable , d’un genre particulier qui ravira les amateurs d'histoire et donnera quelques frissons. C’est garanti !

Le murmure de l’ogre de Valentin Musso, collections Points

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