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Puis-je affirmer que j’ai été déçue par Franck Thilliez ? Oserais-je l’affront de désavouer une de mes plus belles découvertes en matière d’auteur de thriller. Non ! Ce serait aller trop loin tout de même, ne nous emballons pas. Franckie n’a pas son pareil pour ménager un suspense insoutenable et cela s’est confirmé avec Vertiges que j’ai englouti en quelques heures. Mais la fin, la fin, non définitivement a un peu gâché l’ensemble. Dommage. Tout avait si bien commencé. Trois hommes qui ne se connaissent pas se réveillent prisonniers, enchaînés, dans une grotte où il fait très mais alors très très froid. On leur a installé une tente, donné deux duvets (pas trois vous remarquerez la subtilité), équipé d’un réchaud, offert quelques denrées (des oranges, rappel des cadeaux de Noël d’antan), un paquet de cigarettes. Trop aimable ce bourreau, vraiment un ange de compassion. Et nos prisonniers, qui sont-ils ? Il y a Jonathan Touvier, le héros dirons-nous, ancien alpiniste adepte d’adrénaline, lui les conditions de survie en territoire hostile il connaît et c’est assez naturellement qu’il se pose en leader de ce petit groupe. Il y a aussi le gros lourdaud, le prisonnier n°2, ancien éleveur de porcs. On comprend assez rapidement que s’il ne doit en rester qu’un ce sera lui, même si on lui a vissé sur la tête un casque de type Hannibal Lecter qui peut exploser à tout moment. Et puis on a le jeune beur de cité, au passé douteux, du genre à avoir passé quelques mois en maisons de redressement pour mineurs. Sur leurs dos respectifs, trois papiers porteurs des messages suivants : voleur, menteur, tueur… Tiens tiens, aurait-on des choses à se reprocher messieurs ? Et c’est là tout l’enjeu de ce huit clos étouffant (pour ceux qui connaissent, ça m’a rappelé une ambiance à la Saw). Qui sont-ils vraiment et pourquoi les a-t-on enfermés tous les trois ensemble, les forçant à cohabiter et surtout à tenter de survivre. Entre pétages de plomb, crises de profond désarroi, lueurs d’espoir et apprentissage forcé de la vie en communauté, nous découvrons petit à petit leurs secrets jusqu’au dénouement qui vous l’aurez compris ne m’a pas franchement plu. J’ai trouvé qu’avec un tel terreau, une telle idée de départ, la fin était bâclée, en tout cas pas à la hauteur de mes attentes angoissées de lectrice flippée et c’est comme un air de déjà-vu surtout. Voilà c’est un constat subjectif. Je suis trop habituée à du très bon, de l’excellent Franck Thilliez, ce qui explique ma légère frustration. Mais je ne lui en tiens pas rigueur et comme en vélo, il faut remonter vite en selle !

Vertige de Franck Thilliez, collection Pocket

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