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Le mois de février reste le mois des lectures un peu décevantes, je sais c'est triste.

Séduite avec Mensonges sur le Divan, emballée (et je dirais même transcendée) avec Le problème Spinoza, il était temps d'accrocher ce Et Nietzsche a pleuré dans mon tableau de chasse made in Yalom. Je n'aurais peut-être pas dû...
Sans vouer ce roman aux gémonies sur la place publique (Irvin Yalom reste un grand facilitateur d'accès aux théories philosophiques et psychanalytiques et l'a encore prouvé avec ce roman), je ne me suis pas laissée transporter dans ce Vienne de la fin du XIX siècle, auprès de Josef Breuer, mentor de Freud et précurseur de la psychanalyse et de son patient plus que redouté, le fameux Friedrich Nietzsche. Yalom a imaginé la confrontation de ce duo improbable : Breuer tentant de sonder le mal être du philosophe, en proie à une grande déception amoureuse qui le plonge dans une aboulie partielle (cette histoire d'amour ratée et la réaction de Nietzche est par contre véridique). Commence un face à face tordu et tortueux, où les rôles de patient et confesseur se mêlent dans une danse ambiguë. Qui est le patient et qui est le soignant ? Tel est l'intérêt de ce roman.
Mais au lieu d'être captivée par ce duel au sommet, j'ai peiné dans ma progression du roman, page après page. Les joutes verbales m'ont laissée de marbre, la pesanteur du récit m'a laissée dans une sorte de léthargie. Un manque de rythme et d'empathie pour les personnages sont aussi responsables. Bref une lecture en demie-teinte. Serait-ce la fin de la magie Yalom?

Et Nietzsche a pleuré d'Irvin Yalom, Livre de poche

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