Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Une fois n’est pas coutume, lecture en demi-teinte pour ce thriller israélien qui n’a pas tenu toutes ses alléchantes promesses : manque de rythme, personnage principal peu attachant (d’une banalité et d’une mollesse sans nom oserais-je même dire), intrigue languissante. Pas grand-chose à encenser si ce n’est un final surprenant qui a égayé cette fin de lecture. Dror Mishani l’expliquait très justement dans une interview accordée au Nouvel Obs : en Israël, la police a mauvaise presse ; c’est donc dans un souci de cohérence qu’il a créé son personnage d’Avraham Avraham, flic complètement dépassé par la situation à gérer (la disparition d’un adolescent), mou, un poil fainéant et antipathique. Pour le coup, exit le cliché du flic alcoolique hanté par des démons intérieurs, mais plutôt un homme seul passant ses soirées à débusquer les incohérences des séries policières américaines, pauvre hère légèrement pathétique qui n’a pas voulu prendre au sérieux le désarroi d’une mère venue déclarer la disparition de son fils. Cette affaire va peu à peu prendre une tournure imprévue : la disparition devient officiellement inquiétante, le cas est enfin pris au sérieux. Qui est la victime, ce jeune homme discret dont même les parents ne savent au final pas grand-chose ? Entre manipulation (et là mention spéciale pour le personnage du voisin qui lui a de la consistance !), fausse pistes et prises de bec entre flics, l’enquête peine et piétine. Le problème c’est que le rythme lui aussi peine et piétine ! Alors oui, Dror Mishani a voulu décrire une situation vraisemblable : les flics ne sont pas des super héros du quotidien, et oui souvent les enquêtes ne sont pas résolues ! Mais moi je suis restée à côté. C’est dommage, je resterai aussi une disparition inquiétante des prochaines œuvres de Dror Mishani.

Une disparition inquiétante de Dror Mishani, collection Points

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :