Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La rentrée littéraire c’est un peu comme le loto : on gagne ou on perd. Tout d’abord, il y a les belles découvertes, les surprises, Otages intimes de Jeanne Benameur en fut une (je dirais même une révélation). Puis il y a les certitudes, ces romans qu’on attend avec tant d’espoir et qui ne nous déçoivent pas, D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan appartient à cette catégorie. Et puis il y a les déceptions et malheureusement Profession du père en fut une pour moi. Pourtant quelle allégresse m’a étreinte quand la bibliothèque m’a avertie de sa disponibilité. J’avais tellement aimé Le quatrième mur et le style de Sorj Chalandon, Alors quand j’ai su que ce roman étant en partie autobiographique, j’ai couru.

Mais force est de constater que je suis passée à côté. Pire, l’histoire de cet enfant aux prises avec un père fou, mythomane et violent m’a laissée indifférente. Certains diront que je suis sans cœur mais pourtant je vous certifie que non : Indira bloggeuse empathique au grand cœur c’est tout moi ! La faute à quoi, à qui ? Peut-être au procédé narratif, à un manque de souffle, de rythme. Trop de répétitions dans le récit, les frasques du père tout au long de l’enfance et adolescence du narrateur se répétant inlassablement m’ayant lassée. La faute sûrement au narrateur, ce fils prêt à tout pour croire son père, ce héros de la Résistance qui n’en est pas un et qui malgré lui rentre dans son jeu et gâche l’avenir d’un camarade. La faute au style froid et distant, quasi clinique (ceci reste mon point de vue). Peut-être aurais-je aimé un enfant plus larmoyant, plus tragédien, plus de pathos, je n’en sais rien. Seules les dernières pages du roman, quand le narrateur adulte découvre l’ampleur de la déchéance de son père, m’ont touchée. Comme quoi j’ai un cœur ! ;)

Profession du père de Sorj Chalandon, éditions Grasset

Partager cet article

Repost 0