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Lire Bernard Minier ou comment se caler au coin d’un bon feu, une tisane à portée de main, un plaid sur les épaules et c’est parti mon kiki. Attention frisson et suspense garantis.

J’ai donc retrouvé avec plaisir les aventures de Martin Servaz, notre inspecteur toulousain que j’avais abandonné après Glacé (que je recommande chaudement). Dans N’éteins pas la lumière, nous retrouvons un homme dépressif, placé dans une institution pour flics suicidaires, alcooliques, voire les deux. Mais contrairement à Glacé, la part belle est faite à notre victime, Christine Steinmeyer. Journaliste radio reconnue, maquée à un éminent prof/chercheur en sciences physiques type gendre idéal, propriétaire d’un appartement de charme dans le centre de Toulouse (non je ne suis pas agent immobilier pourtant) et d’un chien choupinet, tout lui réussit plutôt bien. Mais vous l’aurez rapidement compris, le destin jaloux et capricieux punissant le succès, Christine Steinmeyer se trouve malgré elle embarquée dans une spirale infernale, objet d’une sombre machination destinée à la faire craquer, si ce n’est pire. Quelqu’un, quelque part est bien décidé à faire de sa vie un enfer : l’éloigner de ses proches, la faire passer pour folle, mener un patient travail de sape dont le but est de lui faire commettre l’irréparable. Parallèlement, Servaz, lui aussi victime d’une manipulation, croise le chemin de Christine.

Aux amateurs de thrillers menés tambour battant, N’éteins pas la lumière est fait pour vous. J’ai retrouvé avec plaisir le personnage torturé de Martin Servaz et le style terriblement efficace de Bernard Minier. Il s’‘y connait y’a pas à dire. Fausse piste, manipulations en tout genre, la descente aux enfers de Christine Steinmeyer fait froid dans le dos, me captivant au-delà du raisonnable. C’est simple, j’ai goulûment avalé les 700 pages de ce thriller. Alors oui, il n’est pas question de grande littérature, et oui la psychologie des personnages manque parfois de finesse (quelques grosses ficelles et facilités sont à noter). Mais franchement, faudrait être cruel pour reposer un thriller efficace dont l’unique but est de vous maintenir sur le fil et vous mettre KO avec un dénouement inattendu. Pari gagné pour N’éteins pas la lumière que je rapprocherais de l’excellentissime Juste une ombre de Karine Giebel (foi de lectrice, celui-là est à lire impérativement). Noël n’est pas très loin, pensez à vos petits souliers

N’éteins pas la lumière de Bernard Minier, Livre de poche

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