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Roman iconoclaste et déjanté qui se lit en moins d’une journée, c’est comme ça que je qualifierai La fractale des raviolis. Ce premier roman a fait l’effet d’une petite bombe : frais et léger sans pour autant perdre ses qualités littéraires, ce livre se savoure comme un bon smoothie par période caniculaire et a fait de nombreux émules.

Le point de départ de notre roman est le suivant : une femme trompée par son incapable de mari, décide une bonne fois pour toute d’en découdre avec le sieur cocufiant en l’empoisonnant. Il l’avait cherché le saligaud ! L’arme du crime : un plat de raviolis parfumé à la digitale, et hop, crise cardiaque et on en parle plus ! Et puis au moment de l’apothéose finale, rien ne se passe comme prévu. Et donc là on se dit que la suite des chapitres sera la conséquence logique et loufoque de cette tentative d’assassinat foireuse. Et bien vous vous mettez le doigt dans l’œil car il n’en est rien. Pierre Raufast décide de nous livrer une succession de petites histoires toutes liées les unes aux autres par les fils croisés du hasard mais qui n’ont rien à voir avec notre empoisonnement initial. Et le pire c’est que ce micmac fonctionne, m’embarquant avec délectation au gré de l’imagination fertile de Pierre Raufast. Où il est question d’un médaillon de vierge, d’un enfant surdoué atteint d’une maladie de l’œil rarissime ou bien encore d’un arnaqueur de vieilles dames. Et encore d’autres histoires légères et revigorantes.

Franchement ce roman ne mange pas de pain, se lit vite et bien et laisse un goût sucré et pétillant dans la bouche. En revanche, ne le prenez pas mal si je dédaigne un plat de raviolis ;)

La fractale des raviolis de Pierre Raufast, collection Folio

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