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Comme beaucoup de lecteurs, le dernier roman de Gillian Flynn, Les apparences, a été un vrai KO littéraire, un uppercut qui reste un des plus marquants de ma vie de lectrice. Mon attente d’un autre opus devenant des plus fébrile, inutile de vous décrire le sentiment de profonde exaltation quand j’ai appris que les éditions Sonatine publiaient (enfin) le fruit de sa prose. Mais 1e douche froide : il s’agit d’une nouvelle de 70 pages et non d’un roman. Argh…bon c’est mieux que rien me direz-vous. Néanmoins et bien que je ne sois pas spécialement fan de ce genre littéraire, précisons qu’aux Etats-Unis, c’est tout le contraire. Et comme je suis une personne ouverte d’esprit, au diable le sacro-saint roman et vamos !

Nous allons mourir ce soir est un amuse-bouche on ne peut plus correct mais qui laisse sur sa faim (forcément ai-je envie de dire). L’histoire est comme toujours diabolique mais quelle frustration de ne pas avoir un développement plus poussé ! Parce que la sauce prend dès les 1eres lignes : une ancienne professionnelle du genre « masseuse avec finition », loin d’être une quiche sans cervelle, bien au contraire, s’est trouvée une reconversion dans la voyance. Après avoir taquiné le popol de centaines d’hommes en mal de câlins, notre professionnelle dont le canal carpien, trop longtemps sollicité, lui fait faux bond, a décidé de plumer les dondons après avoir desséché les maris J

Et l’une d’entre elle vient la solliciter pour une demande spéciale :  persuadée que sa maison est hantée par un esprit maléfique, elle a également peur de son beau-fils, un adolescent ô combien étrange, sociopathe pubère qui fait de sa vie un enfer. Eh eh, en voilà-t-il pas une bonne aubaine pour se faire facilement du blé à coup de purification spirituelle !  A ses risques et périls ai-je envie de dire.

Je n’espère qu’une chose les amis : que Gillian Flynn reprenne sa nouvelle là où elle l’avait laissée, pour développer les thèmes abordés. Il y a tellement matière à en faire un roman détonnant, profondément ambiguë et machiavélique. Je sais, c’est le jeu de la nouvelle ma pauv’ Lucette. Oui mais. Allez Gillian, écoute mes prières et sers-nous un roman dont tu as le secret. En attendant, vous pouvez sans complexe acheter ou emprunter cette nouvelle qui vous remettra (en douceur, quoique) dans la bain flynnien

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