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Imaginez : vous étiez une femme indépendante, amoureuse, sportive, baroudeuse et du jour au lendemain, vous voilà devenue un quasi légume. Vous êtes dorénavant aveugle, muette, mais heureusement vous entendez encore (l’auteur est sympa quand même). Et cerise sur le gâteau, vous ne pouvez pas bouger grand-chose. Ah et oui j’oubliais : l’homme que vous aimiez est mort alors que vous, vous avez survécu à un attentat à la bombe. En votre fort intérieur des myriades de question, vous bouillez de frustration car le monde extérieur vient à vous alors que la réciproque n’est pas possible : vous ne pouvez communiquer avec personne.  Votre esprit n’est pas mort, bien au contraire, vous n’avez jamais été aussi attentive à tout ce qui se passe autour de vous. 

En revanche, vous attirez la sympathie d’autrui, la pitié qui fait horreur et les confidences parfois. Car quoi de mieux qu’une tétraplégique muette pour confier ses vilains secrets, ses angoisses et ses désirs les plus sombres. L’une d’entre elle intrigue plus que les autres et c’’est d’autant plus suspect que cette confidence émane d’une petite fille de 7 ans. Et cela tape direct dans du lourd : figurez-vous qu’elle semble connaître le monstre qui assassine des petits garçons depuis les dernières semaines. C’est emmerdant tout ça car la p’tite Virginie n’a pas l’air de vouloir le dire aux autres, aux inspecteurs par exemple, ce qui serait une idée judicieuse vous en conviendrez.

Notre héroïne, Elise, qui n’a rien demandé à personne, se retrouve dans une sacrée merde à force de vouloir fouiner comme elle peut du haut de son fauteuil roulant, avec le peu de moyens de communication dont elle dispose. Et y’a fort à parier que le meurtrier sait qu’elle sait…

On ne peut pas faire plus original comme scénario, moi j’vous le dis. C’est simple, mon taux d’adrénaline a grimpé au fil des pages à la vitesse d’une Ferrari dans Gran turismo.  Le palpitant a trinqué sévère. La Brigitte elle n’a pas son pareil pour faire monter la mayonnaise du suspense. Et je tire mon chapeau car ce n’était pas évident. Mais comme tout bon départ, la fin peut décevoir. Alors je n’irais pas jusque-là mais le dénouement n’était pas à la hauteur de la tension continuelle. J’ai même eu une impression de bâclé, pas tant sur le coupable que sur la manière de dévoiler les tenants et aboutissants. En revanche, le suspense est maîtrisé avec adresse et cela faisait longtemps que je n’avais pas autant flippé grave !

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