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Classique des classiques, Orgueil et Préjugés est ma petite madeleine de Proust. Lizzy Bennet et Fitzgerald Darcy sont mes compagnons de route depuis de nombreuses années, aussi bien dans mon imagination de lectrice que dans ma mémoire de spectatrice. Rappelez-vous ces personnages mythiques immortalisés à la BBC (ce cher Colin Firth en lord Darcy, tout un programme…) puis par Joe Wright (qu’on se le dise, Keira Knightley en Lizzy Bennet est tout à fait convaincante !).

Est-il besoin de rappeler cette histoire d'amour dans l'Angleterre du début du XIXe ou comment Elizabeth Bennet et Darcy finiront, malgré leur orgueil respectif, par former le couple mythique que nous rêvons tous d’être ? Et quand bien même sommes-nous en 2017, l’ambiance surannée et champêtre de ce roman m’enchante à chaque fois. De bals en cabinets feutrés, entre piano forte et gigues, des salons cossus de la haute aristocratie en passant par la bucolique campagne anglaise du Hertfordshire, quel plaisir de vibrer aux côtés de la fougueuse et fière Lizzy, de sa si gentille (et insipide, oups) sœur Jane, de se délecter du spectacle offert par le couple parental aussi dépareillé que ridicule, les nerfs de madame étant une obsession délicieusement comique. Et puis sombrer dans le regard tortueux de Lord Darcy, noble mystérieux au pouvoir d’attraction fatale, au verbe sec et acerbe comme un couperet mais qui tombe bien malgré lui sous le charme d’Elizabeth Bennet, transformé en une lavette transie d’amour qu’on a envie de réconforter.

Chère Jane Austen, toi l’éternelle célibataire à qui on connut un seul véritable amour perdu, comme j’admire ton talent de conteuse romantique qui évite l’écueil de la mièvrerie écœurante. Sous ta plume légère, sourd un portrait sans concession d’une société anglaise inégalitaire et protocolaire, enrobée par une histoire d’amour qui continue, encore aujourd’hui, de faire battre le cœur de générations entières de femmes. Une société où les préjugés de classe mettent à mal les élans spontanés du cœur, faisant de tristes victimes de la bienséance. Je crois que je pourrais relire à l’envi ce roman sans jamais me lasser. Que voulez-vous, les histoires d’amour sont éternelles, mon p’tit cœur romantique aussi 😉

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