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Soyons clair dès à présent : je n’avais pas adhéré au 1e tome de cette trilogie écossaise. Moi le Fin McLeod et ses atermoiements d’homme ombrageux et tourmenté, flic au bord de la crise de nerfs (de neurasthénie plutôt), de retour au bercail (après 20 ans d’exil) sur l’île sauvage de Lewis (dans les Hébrides extérieures, pour résumer le trou du c… de l’Ecosse), il m’avait un brin porté sur le système. Ajoutez à cela une intrigue policière trop ronronnante à mon goût, ça sonne comme un semi-échec. Oui mais pardi, pourquoi lors tant d’enthousiasme sur la blogosphère ? Aurais-je loupé le coche ?

Comme je ne suis pas du genre à me laisser contrer fleurette, j’ai résisté au phénomène McLeod. Mais bon, comme je ne suis pas bégueule non plus, j’ai attaqué franco le tome 2, notre fameux Homme de Lewis. Et là, miracle, j’ai enchaîné le roman en à peine 2 jours. Finalement Fin McLeod et ses allures de marin pêcheur mal léché, hanté par un sombre passé, m’a ferrée. Et bien que l’intrigue ne soit pas sensationnelle, punaise, je me suis laissée emporter par les embruns et le vent écossais au cœur d’une nature sauvage indomptable ! L’Ecosse et ses villages de pêcheurs, l’Ecosse et sa tourbe, l’Ecosse et ses moutons paisibles… Peut-être que mon séjour de l'année dernière a débloqué tout ça.

Et notre intrigue alors ? Le père du grand amour de jeunesse de Fin McLeod perd la tête. Devenu un fardeau pour sa femme, c’est sa fille (le fameux grand Amour) qui le gère bon gré mal gré. Mais quand on découvre par le plus grand des hasards le corps momifié à la tourbe d’un jeune homme qui se révèle être très lié à notre ancien, les secrets ressurgissent quelques 50 ans plus tard. Et ça promet du lourd. Et le moins que l’on puisse dire est que la vie en Ecosse dans les années 50 était pas tendre, notamment avec les orphelins. Mais chut, je n’en dis pas plus.

Franchement, cet Homme de Lewis est une bonne surprise, moi qui n’y croyais guère. Et cela tombe bien car le dernier opus me fait déjà de l’œil. J’en viendrais presque à regretter que Peter May s’en soit arrêté là pour les aventures de Fin, notre Ecossais des îles. Snif.

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