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Clap de fin pour Fin Macleod, notre ex-inspecteur d’Edimbourg revenu au bercail après la mort tragique de son fiston et la fin de son mariage. Fin broie du noir (ça se conçoit) et le retour aux racines semble provisoirement le faire remonter à la surface : il se rabiboche avec son amour de jeunesse, se réconcilie avec les amis perdus et pense même à retaper la maison de sa tante pour y couler des jours paisibles, hanté par ses drames personnels qui lui collent à la peau.

Qui dit nouvelle maison, dit nouveau job ! Fin se fait engager comme responsable sécurité d’un grand domaine de pêche pour citadins avides de s’ébrouer comme des gentlemen farmers en pleine nature. Sa mission s’il l’accepte : débusquer les braconniers qui tâtent un peu trop du saumon sauvage au goût du proprio, un baronnet local. Coïncidence, la target ultime n’est autre que John Angus Macaskill alias Whistler, un ses meilleurs amis d’adolescence.

Un sacré loustic le Whistler : brillant élève, grand gueule, ronchon un brin sensible du coup de poing, il vit terré comme l’homme des bois, tentant désespérément de récupérer la garde de son ado de fille, aussi remontée que le paternel. Ça c’est le 1e point bloquant.

2e point bloquant : le corps d’un de leur ami commun, Roddy Mackenzie, disparu à 17 ans dans un accident d’avion, a été découvert. Petit hic : il semble que l’accident ne soit pas la cause de sa mort…Je vous laisse deviner la suite. C’est l’occasion pour Fin de revivre sa folle jeunesse alors qu’il traînait avec une bande de zicos en herbe dont le leader charismatique n’était autre que Roddy Mackenzie.

La boucle est bouclée avec ce 3e opus des Hébrides et je me retrouve comme une âme en peine alors que je commençais à bien m’attacher à Fin. Cet ultime tome reprend tous les bons ingrédients qui ont fait la saveur de cette trilogie (petit bémol pour le 1e tome en ce qui me concerne) : des paysages écossais bruts balayés par les vents comme je les aime, des personnages érodés et attachants, des remontées dans le passé, intelligemment traitées, de la finesse et des thématiques intéressantes. Voilà c’est fini, snif.

 

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