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Quel lien entre la mignonnerie d’un bonhomme de neige, symbole par excellence de jeunesse et d’innocence (et depuis Olaf de la Reine des neiges, c’est encore pire) et un tueur en série machiavélique qui décapite des mères de famille ? Il n’y en a pas intrinsèquement. Sauf si notre tueur psychopathe s’est attribué un double fait de neige avec une carotte en guise de nez et annonce chacun de ses meurtres par la création d’une de ses charmantes petites créatures.

Harry Hole, LE flic torturé le plus attachant de la sphère polar, va trouver un véritable rival en la personne du Bonhomme de neige, un pur de pur, un tordu à souhait, bien sanglant, bien fourbe comme on les aime, qui aime jouer, ô oui, comptez sur lui. Reste à savoir pourquoi il s’attaque à des mères de famille bien sous tous rapports, du genre bourgeoises bien rangées. Et la police d’Oslo est sur les nerfs tant elle est narguée avec brio et un certain panache reconnaissons-le.

Affublé d’une nouvelle assistante aussi bordeline que lui (et ce n’est pas une mince affaire), Harry Hole côtoiera la noirceur des autres, tout autant que ses propres démons : alcoolisme, culpabilité rampante, incapacité à se stabiliser, limites trop souvent repoussées et dépassées et j’en passe.

Ce polar est un très bon opus, noir de noir, 99% de cacao et comme toujours, des personnages travaillés, ciselés à la perfection, de la matière brute façonnée par la main experte de Jo Nesbo. Ajoutez à cela, un suspense maintenu jusqu’à la fin (ce qui n’est pas forcément le cas des 1ers romans de la série, point de vue personnel), et vous obtiendrez un Bonhomme de neige aux p’tits oignons qui vous fera frémir et passer l’envie de vous éterniser dans les rues d’Oslo (franchement Jo Nesbo doit avoir des soucis avec le ministère du tourisme norvégien J).

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