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Unique roman lu durant mon crapahutage en Slovénie, terminé le vendredi précédant mon départ, alors qu’allongée sur un transat sur une plage de sable croate (un peu marre de la caillasse des plages slovènes), je savourais les derniers assauts du soleil (avant la grisaille parisienne et les 5 degrés).

Thriller noir de chez noir, idéal pour vacances ensoleillées (qu’on apprécie d’autant plus J). Peu d’espoir dans ce récit qui n’a de la Dolce Vita italienne que le décor d’une Rome peu flatteuse, embourbée dans une grisaille déprimante. Je procrastine, moi ??!!! Non, pourquoi tenterais-je de repousser l’inéluctable résumé de ce roman angoissant ?

Dans Tu tueras le père, il est question de mort(s) (tiens donc), d’une disparition d’enfant, d’une course contre la montre, d’un monstre manipulateur et d’un duo d’enquêteurs plus atypique tu fais pas. Ça vous suffit ou pas ?

Concentrons-nous sur le duo d’enquêteurs car il vaut le détour : une inspectrice répondant au doux nom de Colomba Caselli n’a qu’une envie, donner sa dem, bim dans votre face ! Faut dire qu’être rescapée d’un attentat à la bombe force à réfléchir sur son avenir, surtout si on se sent responsable. A cette jeune femme au caractère sacrément coriace, aimable comme une porte de prison, ajoutez Dante Torre, ancienne victime du Père (nous y voilà), fumeur obsessionnel, siroteur de café d’exception, brillant tout autant qu’asocial, goûtant peu les effusions en public, le monde de manière générale, luttant chaque jour contre l’angoisse de son existence, à savoir retomber dans les rets du Père qui l’a séquestré pendant 10 ans dans un silo.

Le destin les fout dans les pattes l’un de l’autre pour le meilleur et pour le pire. Le Père que tout le monde croyait mort (sauf Dante qui n’a jamais douté de son existence) semble être revenu d’entre les morts pour kidnapper un garçonnet de 8 ans. Mais le hic est le suivant : peut-on croire un Dante Torre un brin barge et une Colomba qui pète un plomb tout doucement, persuadés que le Père est derrière tout ça ? Vous le saurez bien assez vite les amis.

Honnêtement, j’ai eu du mal au début. Je me suis dit : encore un duo d’enquêteurs peu accordés, forts en gueule chacun à leur manière. Si on ajoute des dialogues un peu téléphonés et des situations trop attendues, non franchement je n’adhérais pas. Et puis, allez savoir pourquoi, je me suis lentement mais sûrement laissée ferrer par cette histoire bien glauque avec un début d’attachement pour les gugusses. Sandrone Dazieri a su restituer toute la grisaille autour de cette histoire et l’atmosphère oppressante à souhait est très tangible. Ce roman restera un thriller en demi-teinte, ni totalement convaincue, ni foncièrement déçue. Mais un roman qui se lit bien et donne quelques sueurs froides est déjà une réussite en soi, non ?

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